Crater Lake National Park

Venant de la côte pacifique californienne et ses gigantesques séquoias « redwoods », la route nous emmène en plein vers le sud de l’Oregon, à Crater Lake qui est protégé par un parc national du même nom. La majorité des gens ne viennent ici que pour une chose, comme au Grand Canyon : la vue.

Elle est unique et a fait la couverture de nombreux magazines. Un énorme lac de cratère d’un bleu profond comme on n’en avait jamais vu de notre vie. Les photos ne rendront jamais justice à un contraste pareil, on dirait d’ailleurs qu’elles ont été photoshopées (bon d’accord, juste passées un peu dans Lightroom pour faire disparaître le gros poil qui se trouve sur le capteur et flingue la moitié des photos depuis le début du séjour).

Le parc se résume au lac et la forêt qui l’englobe ainsi qu’une route d’une cinquantaine de kilomètres de long (Rim Drive) qui en fait le tour. Malheureusement, cette route n’est pas entièrement ouverte toute l’année. Lors de notre visite, début juin, seule la West Rim Drive était ouverte. La East Rim Drive était toujours fermée, car pas encore dégagée (ici, il neige 1,3 m par an, ce qui rend une bonne partie du parc inaccessible de mi-octobre à fin juin).

On arrive par le sud en traversant Mazama Village où on a réservé une cabine pour la nuit. Mais la priorité, c’est de continuer jusque Rim Village qui est perché sur le bord du cratère et se résume essentiellement à un gros hôtel (le Crater Lake Lodge) dont les tarifs sont hors de notre budget, mais à la hauteur de la vue offerte par les chambres.

Une fois garés, on marche d’un pas pressé vers la terrasse de la lodge pour découvrir la vue incroyable sur le lac. Le plus impressionnant, c’est la couleur bleue d’une intensité irréelle. On a la chance qu’il n’y ait pas de vent, ce qui ajoute le reflet des bords du cratère dans le lac au spectacle. On est face à un vrai miroir.

Un ranger talk commence justement dans le grand salon de la lodge. On s’installe donc au coin de l’énorme âtre avec une petite bière en main pour écouter une présentation sur les incendies.

On apprend que le Crater Lake fait 8 km de diamètre environ, mais est surtout le lac le plus profond des USA avec 600 m de profondeur. Il n’est pas lié à un impact de météorite comme Meteor Crater qu’on a visité lors d’un précédent road trip, mais à un volcan qui est entré en éruption il y a 7700 ans et s’est ensuite effondré pour former une caldera qui s’est remplie de pluie et de neige pendant des siècles. L’absence de courant dans ce lac fait que très peu de sédiments sont en suspension et que l’eau est d’une clarté impressionnante : on peut apparemment voir à 37 m sous l’eau ici.

Pour souper, pas trop le choix, on finit au Annie’s restaurant qu’on ne conseille pas vraiment. La nuit dans la cabine à 180 $ n’était pas fabuleuse non plus, on a caillé ! On aurait encore peut-être été mieux en tente au camping avec un bon barbecue.

Le lendemain, on se lève tôt pour se lancer dans la randonnée de Garfield Peak qui culmine à 2455 m et duquel on aura encore une meilleure vue sur l’entièreté du lac. Malheureusement, on est vite coupés dans notre élan, car le chemin est fermé après 500 m à cause de la neige. On joue les rebelles et on continue quand même un petit kilomètre jusqu’au un joli point de vue, avant de redescendre sagement en espérant ne pas se faire prendre.

Ensuite, on parcourt en voiture la West Rim Drive avec quelques arrêts desquels on a une perspective différente du lac. Entre autres Watchman Overlook d’où on peut voir d’un peu plus près la seule île du lac : Wizard Island. Des tours en bateau sont organisés en été uniquement pour aller sur l’île, mais aussi découvrir le lac de plus près et observer le mystérieux rocher du Phantom Ship aux formes évocatrices.

Watchman Overlook est aussi le point de départ d’une randonnée qui monte jusqu’à la station d’observation du même nom, mais à nouveau, la neige nous empêche de monter à pied jusque-là. La station construite en 1932 sert à observer les environs à 360° à la recherche de fumée pour détecter les départs d’incendie et permettre aux pompiers d’intervenir dans ces zones très reculées avant que des milliers d’hectares de zone protégée ne soient réduits en cendres.

On quitte finalement le parc par l’entrée nord en traversant le Pumice Desert, une zone aride où quasiment rien ne pousse (à part quelques pins tordus ou lodgepole pines), car composée d’une couche d’environ 50 m d’épaisseur de pierre ponce (pumice ça veut dire pierre ponce, un mot de plus à notre actif, mais difficile à sortir pendant un repas celui-là) venant de l’éruption du Mont Mazama qui a créé le lac. Interdiction de ramasser une petite pierre en souvenir, on ne profite qu’avec les yeux !

La suite, c’est la partie plus désertique à l’est de l’Oregon, avec une brève visite de la petite ville de Bend, mais surtout les Steens Mountains et le désert d’Alvord où une tempête a été plus forte que notre tente…

3 réflexions sur “Crater Lake National Park

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s