2 jours à Santa Fe

Après que Pauline ait réussi à me faire quitter Los Alamos, on descend la montagne avec une superbe vue jusqu’à atteindre notre dernière étape du roadtrip : la petite ville de Santa Fe !

De son vrai nom Villa Real de Santa Fé de San Francisco de Asís, Santa Fe est une ville beaucoup plus petite qu’on ne l’avait imaginé : seulement 85 000 habitants !

En planifiant le voyage, on avait décidé de se faire plaisir en réservant un hôtel un peu au-dessus de la moyenne et notre choix, après de nombreuses hésitations, s’était porté sur le « Inn of the Governors », mais au moment de faire le check-in et découvrir notre chambre, on est un peu déçus car la porte de la chambre donne directement dehors et avec un jour d’en demi-centimètre en dessous, bonjour les bébêtes qui rentrent…

Il est déjà l’heure de souper. On déniche la brasserie la plus proche pour ne pas changer, et on arrive à la Chili Line Brewing Company. On est seuls au bar avec le barman et un autre couple plus âgé. Le serveur est super sympa et on passe probablement une de nos meilleures soirées du séjour avec lui à tester ses bières et écouter ses histoires toutes plus extravagantes les unes que les autres. La brasserie a une particularité, c’est la seule du pays (apparemment) à faire de la bière fumée. Le goût est vraiment sympa, mais on avoue qu’on n’en boirait pas pendant toute une soirée ! Pour manger, le serveur nous propose de passer dans le restaurant qui est accolé à la brasserie : une pizzeria qui a l’air tout aussi sympa. A côté de notre table, un guitariste fait un « gig » (un petit concert). On entame la conversation avec lui pendant sa pause et il nous explique qu’il connait Liège et qu’il a déjà joué en Roture ! Bref, la soirée se termine avec de belles découvertes qui font de beaux souvenirs au moment où nous écrivons ces lignes.

De retour à l’hôtel, on écrase l’une ou l’autre bébête sur le lit, avant d’aller dormir d’un sommeil pas hyper profond, étonnamment ! Le matin, le petit déjeuner de l’hôtel n’est vraiment pas fabuleux non plus, donc on met les voiles assez vite pour explorer la ville.

On démarre au visitor center où malheureusement une fois de plus, on ne nous donne pas de super conseils. On se lance nous même avec notre petit guide pour visiter le Capitole (Santa Fe est la capitale du Nouveau-Mexique, même si ce n’est pas du tout la plus grande ville), puis un bâtiment qui est apparemment une des plus vieilles maisons en dur des USA (De Vargas Street House). Juste à côté, il y a la plus ancienne (oui, les Américains aiment les superlatifs) église du pays : la chapelle San Miguel construite entre 1610 et 1626.

Un peu plus loin, on parcourt Canyon Road qui a la particularité de concentrer la majeure partie des galeries d’art de la ville (plus d’une centaine). On n’en visitera pas, mais l’ambiance est au rendez-vous et on est très loin des villes plus « carrées » et « normées » de la Nouvelle-Angleterre. Les maisons en adobe participent beaucoup au charme de la ville, avec des piments qui pendent à sécher un peu partout.

Après un dîner rapide avec des crêpes au Nutella dans une pâtisserie française (the French Pastry Shop, miam), on part pour l’après-midi visiter l’attraction qui a la cote à Santa Fe : The House of Eternal Return créé par la société Meow Wolf.

Meow Wolf est un collectif de 135 artistes fondé en 2008. En 2015, George RR Martin (le célèbre écrivain de Game of Thrones) investit pour rénover un ancien bowling désaffecté de Santa Fe et en faire le bâtiment officiel de la société Meow Wolf. Ce bâtiment a pour but de rassembler les œuvres de tous ces artistes autour d’une histoire plutôt psychédélique. Ça a l’air tellement intrigant qu’on ne peut pas s’empêcher de visiter. Une fois à l’intérieur, c’est très difficile à décrire. Il y a des néons et des trompe-l’œil dans tous les sens. On perd son orientation, car toutes les salles sont interconnectées par des passages secrets et des jeux de miroirs. L’endroit a d’ailleurs servi au tournage de plusieurs clips de musique.

Le sol de la salle de bains est en forme de vagues, la cuisine est entièrement en noir et blanc comme si on était dans une BD. En passant par le frigo de la cuisine, on accède à un vaisseau spatial dans lequel on peut jouer une espèce d’instrument de musique en coupant des faisceaux lasers avec nos mains, dans la chambre des enfants, on peut écouter des messages secrets et des voix semblent chuchoter de partout. Bref, ça n’a ni queue ni tête, mais même pour le cartésien que je suis, on se laisse prendre par la magie de l’endroit. Tout le monde erre sans trop savoir où il va, ni si on finira par avoir vu tous les recoins. Petits et grands sont émerveillés et regardent dans tous les sens, à la recherche d’indices pour comprendre le fil conducteur de l’histoire (car oui, il y en a quand même une, celle de la famille Selig, mais on n’a rien compris). Incapables de dire combien de temps on a passé dans ce décor indescriptible, on boit une petite bière à la brasserie de l’accueil : la Duel Brewery (qui a depuis elle aussi fermé… décidément).

Et puis parce que c’est l’heure de l’apéro maintenant (la bière dans la brasserie précédente était un pré-apéro), on visite la 2000e brasserie du séjour : la Second Street Brewery at the Railyard, le long des rails de chemin de fer comme son nom l’indique. Pour notre dernier souper, notre choix se porte sur le restaurant Andiamo, un bon petit italien où le couple assis à côté de nous nous divertit une bonne partie de la soirée en s’engueulant sur une histoire d’itinéraire sur lesquels ils ne semblent pas d’accord. Ah le people watching, on adore.

Le lendemain matin, notre vol est à midi, donc pour passer le début de matinée, on se dit que c’est une bonne idée de prendre un peu de hauteur en montant jusqu’à la station de ski de Santa Fe qui se situe quand même à plus de 3000 m d’altitude (10 000 pieds). Une fois arrivés, évidemment elle est fermée, il fait 0°C et il commence à neiger. On se contente donc d’un petit arrêt à Aspen Vista d’où on peut admirer une vue sur la ville de Santa Fe. Les nuages nous engloutissent. Le décor de saules blancs dépouillés de leurs feuilles et parsemé de sapins verts a quand même un charme, même sous cette épaisse grisaille.

Il est déjà temps de redescendre et se diriger vers l’aéroport. Une fois arrivés pour déposer la voiture chez Hertz, nous sommes accueillis par un des deux employés (oui, l’aéroport de Santa Fe est gigantesque) qui commence à parler à Pauline en français et l’accueille avec un baisemain. On se demande s’ils ont compris en voyant nos têtes qu’on était francophones ou si notre accent est si pitoyable que ça ! On est garés à 30 m de la sécurité et en 5 minutes, on est assis devant notre porte d’embarquement. Ce n’est pas compliqué, il n’y a qu’une salle sur laquelle donnent 2 portes d’embarquements. Et par porte, on entend littéralement une porte classique, comme celle vers votre jardin !

On avait hésité entre repartir d’Albuquerque ou de Santa Fe, nous disant que les deux villes étaient de taille comparable (sur base de ce qu’on en connaissait) mais on se dit qu’on a bien fait de choisir Santa Fe, ne serait-ce que pour avoir visité le plus petit aéroport de notre vie !

Après un vol dans un petit coucou et une escale à Denver avec 1h de retard, car il commence à neiger à fond et tous les avions passent au dégivrage sous le produit rose gluant, nous voilà de retour dans notre Connecticut chéri !

Quel beau road trip super varié qu’on vient encore de vivre, vivement le prochain !

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