2 jours à Tucson // Le cimetière d’avions

Après le réveil au camping de Chiricahua National Monument, le traditionnel déjeuner « Pompot compote » et le repliage de la tente, on continue notre route vers l’ouest en direction de la ville de Tucson où on a prévu de se poser 2 jours pour arrêter la course effrénée aux kilomètres !

A l’entrée de la ville se situe le PIMA Air & Space Museum où on s’arrête pour passer la majeure partie de la journée, au grand bonheur de Pauline (la pauvre qui avait déjà du supporter Cap Canaveral en Floride 2 ans avant)…

Il s’agit d’un des plus grands musées privés d’aviation au monde, avec environ 300 modèles d’avions différents disséminés sur plus de 30 ha de terrain désertique.

On déambule entre les hangars et les avions et il n’y a pas grand monde. On découvre entre autres le premier prototype du Boeing 777, des avions militaires top secrets des années 60 comme le « Blackbird SR-71 » qui n’a été produit qu’à une trentaine d’exemplaires et pouvait voler à plus de 1100 km/h, ou encore le tristement célèbre B-29 qui a lancé les bombes nucléaires sur Nagasaki et Hiroshima en août 1945.

Dans un des hangars, un des bénévoles retraités nous accoste pour nous raconter un peu l’histoire des avions qui nous entourent. Il nous explique entre autres sa version de la guerre du Pacifique à côté d’un avion japonais kamikaze qui portait un train d’atterrissage qui se détachait au décollage pour être réutilisé sur un autre avion… Oui, ce modèle n’avait pas besoin d’être équipé pour atterrir, car une fois en l’air et comme son nom l’indiquait, son but était d’aller se crasher sur des navires américains.

Le retraité nous tire d’avion en avion avant de terminer son histoire sur les bombardements nucléaires qui ont mis fin à la guerre et tué pas loin de 200 000 personnes. Le ton employé nous met assez mal à l’aise et on termine là notre visite à pieds pour aller dîner à la cafétéria du musée. On a beau aimer les avions, une fois qu’on en a vu 30, on a un peu fait le tour.

C’est pour l’après-midi qu’on a réservé une activité un peu plus spéciale, la visite du cimetière d’avion : l’AMARG Boneyard. Il s’agit théoriquement non pas d’un cimetière, mais d’un centre de stockage et de maintenance d’avions. Celui-ci est apparemment le plus grand du monde avec plus de 4000 avions stockés en plein désert, là où il fait sec et où les avions ne risquent pas de rouiller et devenir inutilisables. Un espèce de stock stratégique en cas de scénario du type « Independence Day »…

Le « Boneyard » se situe sur la base militaire de Davis-Monthan. On a donc dû se pré-inscrire à l’arrivée le matin en montrant notre passeport pour qu’ils fassent les vérifications d’usage avant midi. Début d’après-midi, un bus nous emmène à l’entrée de la base aérienne. On doit tous en descendre et se diriger vers un petit hangar le temps qu’ils le fouillent le bus et vérifient via un « background check » les antécédents de chaque visiteur. Selon le guide, ça peut prendre 20 minutes comme 3h, et pas question de sortir son GSM pendant ce temps-là… Ambiance.

On nous fait finalement signer une décharge avec plein de petits caractères avant de nous autoriser à remonter dans le bus. On ne pourra pas en descendre de toute la visite, mais rouler pendant des kilomètres sur de véritables boulevards entourés de centaines d’avions reste super impressionnant. Ils sont tous alignés au centimètre ! C’est déjà impressionnant vu du sol, mais ça l’est encore plus sur les images satellites !

Le guide, lui, ne fera malheureusement que décrire sur un ton monocorde chaque modèle qu’on croisera. Ce n’était pas la partie la plus passionnante du tour, mais l’expérience de voir ce genre d’endroit en vaut la peine à elle seule ! Ça nous a donné l’occasion de parcourir la base militaire qui est une vraie ville dans la ville : supermarché, école, salle de sport, pompe à essence, coffee shop, etc. Les familles des militaires y trouvent tout ce dont elles ont besoin sans devoir en sortir.

Une fois le tour terminé, on a notre compte pour la journée et on va déposer nos affaires au Double Tree où on a réservé deux nuits pour changer des nuits en camping (et reposer notre dos).

Pour ne pas changer les bonnes habitudes, on se trouve grâce à l’application Untapp’d une micro-brasserie perdue au milieu d’un petit zoning pour aller prendre l’apéro : Iron John’s Brewing Company. On déguste quelques flights avant de leur acheter une grande bouteille de leur bière appelée « Travail », qui est calquée sur l’Orval et qu’on dégustera quelques jours plus tard.

Ensuite, on se trouve une petite pizzeria pour souper (Reilly Craft Pizza) où les pizzas sont plus originales qu’à l’habitude, le tout dans une ambiance jeune et brasserie (encore, oui). On découvre en lisant des dépliants que la ville de Tucson est inscrite au patrimoine gastronomique de l’UNESCO ! Non pas pour ses restaurants gastronomiques (ni pour cette pizzéria ça c’est sûr), mais plutôt pour son passé agriculturel très riche (ça fait 4000 ans que les terres ensoleillées alimentent la population locale). Cela dit, on y trouve de nombreux restaurants qui méritent certainement d’être testés mais ça sera sans nous pour cette fois !

Le lendemain, direction le parc national de Saguaro qui se trouve juste à côté de Tucson. Au programme : des cactus, des cactus et des cactus !

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