Un weekend à Cape Cod

Ça faisait presque deux ans qu’on a déménagé aux Etats-Unis, et on n’avait toujours pas pris le temps de visiter l’un des « immanquables » de la Nouvelle-Angleterre : Cape Cod !

Comme les parents de Pauline nous rendaient visite début octobre 2017, on s’est dit que c’était l’occasion de planifier un weekend dans la célèbre péninsule du Massachusetts ! On a donc réservé un Airbnb dans le petit village d’Eastham, situé stratégiquement en plein centre de la péninsule du « Cape ».

Cape Cod est surtout connu pour être une destination de riches (tout comme les proches îles de Nantucket et Martha’s Vineyard et les célèbres Hamptons au bout de Long Island), mais c’est aussi une étroite péninsule partiellement protégée sous le statut de National Seashore et parsemée de ponds et de salt marsh (des zones inondées pendant la marée haute et dans lesquelles poussent les rares plantes qui tolèrent le sel).

En ce week-end de fin septembre, nous voilà en route pour parcourir les 200 km qui nous séparent de l’entrée de la péninsule. On s’arrête tout d’abord dans la petite ville de Sandwich pour dîner avec un très typique lobster roll (non, ce n’est techniquement pas un sandwich). C’est l’occasion de faire découvrir l’une des spécialités culinaires de la Nouvelle-Angleterre aux parents de Pauline ! Le lobster (homard) est une réelle institution de la région. On le mange soit chaud avec une sauce au beurre fondu, ou froid avec de la mayonnaise. Miamiam.

La dernière fois qu’on était venus dans ce coin, c’était pour voir la récolte des cranberries chez Makepeace à Wareham, mais on avait pas poussé plus loin.

On fait ensuite un bref arrêt à Grays Beach près du village de Yarmouth. On avait repéré l’endroit sur Internet et vu des photos d’un beau ponton au milieu des salt marshes. Le cadre est magnifique, avec des couleurs pleines de contrastes qui font tout le charme du cap. On espérait y faire une longue promenade, mais l’endroit se résume à un ponton de 200 m de long. On se contente donc de se rincer l’œil avant de poursuivre notre route vers le classique visitor center pour récupérer plan, brochure et conseils de randonnées.

Le ranger nous conseille dans un premier temps le Nauset Marsh trail qui démarre du visitor center et longe un lac salé formé il y a environ 18 000 ans, lors de la dernière glaciation. Ça nous parait être juste ce qu’on cherche donc on se met en marche ! On longe les vestiges d’un moulin qui fonctionnait à la force des marées. A part un ou deux pêcheurs, il n’y a quasiment personne et on profite du silence en découvrant la flore locale : les cèdres rouge et blanc et la salt grass, une herbe qui pousse dans l’eau salée et dont se nourrissaient les vaches qui donnaient ensuite du lait lui aussi salé (et donc du beurre salé, tadaaaa) !

On termine la journée avec un coucher de soleil sur la Coast Guard House et en parcourant Ocean View Drive (rien à voir avec celle de Miami) pour regarder les belles grosses maisons avec vue sur l’Atlantique.

Une fois arrivés à notre Airbnb, on est un peu déçus : il s’agit plus d’une petite cabane humide que de la « maison » qu’on nous avait vendue sur photo. L’exemple parfait des photos qui donnent super bien sur le site grâce à l’objectif grand-angle et une bonne retouche Photoshop… Mais heureusement, la maison a quand même un côté cosy, on trouve le chauffage, et puis, on est juste là pour dormir !

Le lendemain, la météo est incertaine. On commence la journée par une promenade matinale (l’Atlantic White Cedar Swamp Trail), car l’après-midi s’annonce pluvieuse. Décrite par le ranger comme spooky, la promenade nous intrigue ! Les deux petits kilomètres que compte cette « randonnée » sont par contre vite expédiés, mais ce ranger avait raison, c’est spooky : on se promène sur des caillebotis au milieu des marais parsemés d’arbres qui ont l’air tous morts, il n’y a pas un chat à l’horizon et on n’entend que les corbeaux qui croassent, ce qui nous rappelle beaucoup une promenade faite en Floride en 2016.

A la fin du chemin, on trouve la Marconi Wireless Station, portant le nom du physicien Guglielmo Marconi, inventeur de la radio. C’est d’ici qu’a été envoyé le premier message télégraphique « sans fil » transatlantique entre les USA et l’Angleterre en 1903. Le début du WiFi ! Le message a été envoyé par Théodore Roosevelt à Edouard VII, roi d’Angleterre à l’époque. Il faut s’imaginer la révolution à une époque où il fallait 7 à 10 jours pour faire la traversée en bateau. C’est aussi de cette station qu’a été relayé le message de détresse du Titanic vers le Carpathia, qui leur a permis de sauver les 705 rescapés !

On fait ensuite un petit crochet par le port de Wellfleet, avant de rentrer dîner à la maison. L’après-midi, on se lance à la découverte de la partie nord de la péninsule. On visite d’abord le phare de Highland Light (qui a été déplacé à cause de l’érosion, comme le phare de Cape Hatteras dans les Outer Banks, qu’on avait visité en mars). On monte au sommet pour espérer avoir une vue superbe sur toute la péninsule, mais les carreaux qui sont dégueulasses et la drache nationale qui nous tombe dessus à ce moment-là empêchent toute visibilité.

La dernière étape de la journée, c’est Provincetown (ou P-Town pour les intimes), la ville située à l’extrémité de la péninsule de Cape Cod. La grande particularité de P-Town, c’est la grande communauté LGBTQ (on a rajouté le IA à la fin depuis notre visite il y a 6 mois) qui y réside. C’en est à un point tel que certaines connaissances nous ont avertis quand on leur a dit où on allait : « mais… vous êtes au courant à propos de P-Town… ? » Ça parait tellement gros qu’on pensait qu’ils voulaient dire autre chose, mais malheureusement, les spectacles de drag queen et les bars gays choquent encore certaines personnes…

On se promène un peu dans la rue touristique du centre-ville (Commercial street, ça ne s’invente pas) avant de se faire un bon restaurant de seafood. On a passé notre tour sur le spectacle de drag queen pour cette fois, mais s’il y a un endroit où il faut aller en voir un, c’est bien ici !

Pour le dernier jour, on consacre la matinée à la « randonnée la plus longue de Cape Cod » : Great Island Trail. Environ 12-13 km alternés entre marches dans le sable, dans les bois de pins rigides (pitch pines), et le long des prés salés (salt marsh). Vu que la randonnée fait plus de 2 km, on ne croise pas grand monde. L’américain moyen n’aime pas marcher.

Les paysages sont vraiment beaux. On en profite dans un calme absolu. On se croirait même parfois dans le sud de la France !

Une fois rentrés à la voiture, bien fatigués après la marche dans les soft sands, on pique-nique avant de se diriger vers un dernier arrêt : la petite ville de Chatham. Cette dernière est apparemment LA destination des riches parmi les riches. Cela se confirme assez rapidement lors de notre petit crochet par Morris Island, le quartier le plus sélect, bien à l’abri des regards. On ne voit que de longues allées et des grilles en fer forgé. En parcourant un catalogue d’agence immobilière, on apprend d’ailleurs que la majorité des maisons qui sont à vendre dans ce quartier valent entre 2 et 25 millions de dollars…

Pour notre part, on se contente d’une petite glace dans le centre de Chatham avant de reprendre la route vers Ellington et terminer ce beau weekend de découverte, détente et retrouvailles en famille !

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