Dans la vallée de Coachella

Le parc de Joshua Tree est maintenant derrière nous. On roule sur la Box Canyon Road en direction de la Salton Sea, ce grand lac qu’on avait vu la veille du beau point de vue de Key’s View.

Map

On est encore un bon moment au milieu du désert et des ocotillos avant que de gigantesques vergers ne commencent à apparaître des deux côtés de la route à l’approche de la petite ville de Mecca.

Comme dans la vallée impériale située au sud de la Salton Sea, l’activité principale ici, c’est l’agriculture intensive qui est possible grâce à l’irrigation fournie par le canal de Coachella et le « All-American Canal » qui captent de l’eau de la rivière Colorado.

On y cultive à peu près tous les fruits et légumes que vous pouvez imaginer et qui ont besoin de beaucoup de soleil. La moitié de la ville travaille dans les champs et pendant les grosses récoltes d’été et d’hiver, la population double quasiment avec l’arrivée de 5000 travailleurs saisonniers. La ville nous semble vivre dans une misère omniprésente. On a surtout vu des Mexicains y travailler en plein cagnard. L’ambiance y est plus à l’exploitation qu’à autre chose. On voit enfin dans quelles conditions peuvent être cultivés les fruits et légumes qu’on achète au supermarché…

Après avoir avalé un hamburger assez immonde dans un petit buibui mexicain de Mecca, on achève le peu de route qu’il nous reste jusque Palm Springs.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a un changement d’ambiance et de décor par rapport à Mecca. Palm Springs est connu pour ses nombreux parcours de golf, son tourisme, et sa fréquentation par une clientèle huppée. C’est par exemple ici qu’Obama est parti en vacances juste après avoir donné les clefs de la Maison Blanche à son adoré successeur. La moyenne d’âge des gens qu’on croise se rapproche d’ailleurs fort de la soixantaine, voire plus.

On fait un arrêt au visitor center de la ville où on nous conseille entre autres le téléphérique, ou le aerial tramway comme ils l’appellent ici. Le plus grand téléphérique rotatif du monde vous emmène pour 25$ par personne à travers le canyon de Chino jusqu’à 2600 m d’altitude où se trouvent un restaurant de luxe, plein de promenades et une super vue sur la vallée de Coachella – où se déroule chaque année le célèbre festival du même nom. C’est un peu cher pour nous. Et étant donné qu’on a déjà eu la super vue la veille depuis le parc de Joshua Tree, on décide plutôt de passer l’après-midi à Palm Canyon.

Palm Canyon renferme une des plus grandes palmeraies du monde, située sur le territoire des Indiens Cahuillas. Pour rentrer, c’est 9$ par personne et il faut être ressorti pour 17h, sinon la voiture se fait embarquer par la fourrière…

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On démarre la promenade en s’enfonçant au milieu des dizaines de palmiers qui ornent les berges d’une petite rivière qui sillonne dans le canyon. La majorité du temps, on est à l’ombre, mais Pauline et moi avons du mal à supporter la chaleur. Il fait calme, car on est plutôt en basse saison. On n’entend que les oiseaux, le bruit de l’eau et le vent dans les palmiers. Le paradis ! On n’avait jamais mis les pieds dans une véritable oasis, c’est maintenant chose faite !

La promenade n’a pas vraiment de fin, on accède à un réseau entier variant promenades faciles et plus strenuous. Pauline et Florent se sentent d’attaque pour retourner vers le parking via le Victor Hike qui est sur le haut du canyon, une falaise complètement exposée au soleil. De notre côté, Pauline et moi faisons les paresseux en revenant sur nos pas, à l’ombre et sans dénivelés ! Par un temps plus frais, il y a facilement moyen de passer toute une journée dans ce coin-là, avec un bon pique-nique à prendre à l’ombre des palmiers !

On arrive un peu avant eux au parking. En les attendant, on flâne dans la petite boutique où les Cahuillas vendent de l’artisanat et on se pose sur un banc à l’ombre pour regarder les nombreux colibris s’hydrater aux abreuvoirs, le tout dans un silence si reposant !

Une fois rejoints par Florent et Pauline, on reprend la route jusque Palm Desert un peu plus au sud où se trouve notre hôtel du soir. C’est l’occasion d’enfin profiter de la piscine et du jacuzzi maintenant qu’on est revenu à la civilisation.

Pour souper, on se dégote un petit italien tenu par la famiglia où on a super bien mangé ! On vous le conseille : Norma’s Italian Kitchen ! La petite vieille à côté de nous anime notre soirée. Elle tient absolument à ouvrir à la fourchette ses deux dernières moules qui sont restées fermées, et refuse à deux reprises l’aide du serveur qui se propose gentiment de la sauver d’un catapultage si probable sur la table d’un autre client. Elle se montre assez obstinée et remballe sèchement le gaillard pour finalement y arriver sans aide et sans dommages collatéraux.

Après une bonne nuit, on prend la route vers la dernière étape du séjour : Los Angeles. Pour y arriver, on traverse le San Gorgonio Pass et son champ de 3200 éoliennes qui tirent profit du vent omniprésent sur ce col qui est parmi les plus profonds des 50 États américains (les montagnes de chaque côté culminant à plus de 2500 m). Le spectacle est particulier, il y a en de toutes les formes et de toutes les tailles !

On conclut avec ces 2 belles photos, une prise à travers notre pare-brise dégueulasse et une tirée d’Internet qui rend mieux !

2 réflexions sur “Dans la vallée de Coachella

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