La Blue Ridge Parkway et Asheville

Au départ de Charlotte, on prend la route en direction de la petite ville de Boone afin d’intercepter la célèbre Blue Ridge Parkway. Cette dernière fait partie des rares All-American Roads qui ne sont qu’une petite trentaine dans tout le pays. Il s’agit de routes considérées comme des « destinations en soi » et qui ont un statut quasiment égal à celui de parc national. Voir le site https://scenicbyways.info/ et les points rouges pour toutes les situer ! Bientôt, on prendra le temps d’écrire un article sur les National Parks, National Monuments, Scenic Byways, Nationa Seashores, etc. !

La Blue Ridge Parkway qui nous intéresse aujourd’hui démarre bien plus au nord, dans le parc national de Shenandoah, non loin de Washington DC et sinue dans les Blue Ridge Mountains (qui font partie de la chaîne des Appalaches) pour terminer 755 km plus loin dans le parc national des Great Smoky Mountains. On n’en fera qu’une petite portion, mais c’est un incontournable quand on est dans la région !

Le premier arrêt de la journée, c’est le Blowing Rock, une falaise de laquelle on est censé avoir une super vue. Mais la particularité de cet endroit, c’est qu’il parait qu’un vent puissant souffle en permanence de bas en haut de long de la falaise, à un tel point que les objets légers vous reviennent lorsque vous les lancez. On n’aura pas l’occasion d’essayer, car le site est fermé, juste pour la journée. Ça commence bien !

On monte enfin sur la Blue Ridge Parkway proprement dite. On remarque directement que cette route est spéciale et qu’elle est protégée et entretenue par le NPS (National Park Service) : il n’y a pas une herbe qui dépasse et les abords sont mieux tondus que notre pelouse !

La première chose qui nous frappe, ce sont les centaines, si pas milliers de rhododendrons qui bordent la route. On est encore trop tôt dans la saison pour les voir en fleurs, mais si vous avez un jour l’occasion de vous y rendre à la bonne période de l’année, ça doit largement valoir le détour rien que pour ça.

On fait quelques arrêts photo au bord des lacs et près de vieux bâtiments d’époque qui servent de musées ou de boutiques souvenirs une fois la saison démarrée, mais la plupart sont encore fermés. Au moins, il fait très calme et on a l’impression d’être seuls à conduire sur cette route, on ne peut pas tout avoir !

On arrive fin de matinée au parc de la Grandfather Mountain. Jusqu’en 2008, toute cette montagne qui culmine à 1800 m d’altitude appartenait à Hugh Morton qui en avait hérité de son grand-père, d’où le nom. En 2008, une portion de la montagne a été rachetée par l’état de Caroline du Nord et est devenue un State Park, mais la portion qu’on visite et sur laquelle des attractions touristiques ont été construites appartient toujours à la famille Morton.

A l’entrée, on nous annonce qu’à cause des vents violents (> 100 km/h), seule une moitié du parc est ouverte, et qu’on ne pourra pas accéder au sommet. Déception ! On paye quand même l’entrée (à 50 % du coup) pour prendre un peu de hauteur et avoir quelques belles vues.

Avec l’entrée, on reçoit un CD à écouter dans la voiture en montant la route jusqu’au sommet. Le genre de CD qui t’impose la vitesse de par le débit de parole du narrateur et te dit où te garer. Par chance, notre voiture a encore un lecteur de CD, mais j’ai du mal à me rappeler la dernière fois que j’en ai utilisé un ! Le petit cadeau est toujours dans la voiture de location…

On commence par visiter leur mini-zoo dans lequel il y a des ours bruns (rien qu’avec ça, je suis content), des aigles et des loutres (oui, ce n’est pas Pairi Daiza, c’est certain). Ensuite, passage à la petite boutique souvenirs/musée où on apprend que le vent s’est calmé et que le parc est maintenant entièrement ouvert, yoopee !

On se trouve une table de pique-nique un peu plus haut d’où on découvre notre première belle vue sur les Great Smoky Mountains. Il fait un peu frisquet, mais on a bon !

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On continue la route vers le sommet et jusqu’à l’attraction principale du parc : le célèbre Mile High Swinging Bridge qui tire son nom de l’altitude à laquelle il est situé (1 mile = 1609 m), comme la Mile-High city (Denver dans le Colorado).

Le vent souffle encore pas mal et la traversée du pont suspendu est pour le moins sportive, mais de là-haut, on a une vue à 180° sur les montagnes environnantes, c’est beau, mais froid ! Et c’est marrant de regarder les gens qui ont trop peur de traverser rester bloqués de l’autre côté (comme Pauline :)).

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On redescend et on quitte la Grandfather Moutain pour continuer sur la Blue Ridge Parkway. On marque un petit arrêt pour faire la randonnée des Linville Falls, avant d’achever les derniers kilomètres de la journée. Malheureusement, la portion de la Blue Ridge par laquelle on compte terminer est fermée pour travaux et on doit la contourner pour rejoindre Asheville, notre étape du soir.

On comptait à la base visiter une des attractions phares d’Asheville, Biltmore Estate. Elle est connue pour être la plus grande demeure privée de tous les USA. Au milieu de 2 800 hectares de terrains, on trouve un manoir de 16 600 m² (vous avez bien lu) qui a été construit à la fin du 19e siècle, pendant l’âge d’or des Etats-Unis, après la guerre de Sécession. Il parait qu’on y compte 250 pièces, et que la valeur du domaine approche les 300 millions de $. Le prix de l’entrée la moins chère s’élevant à 65 $ par personne, on a décidé de s’abstenir. C’est sûrement très beau, mais c’est juste une grosse maison, non ? :) Libre à vous de vous y arrêter si vous êtes fans de belle architecture copiée des Français, voire de séjourner dans un des hôtels 4 étoiles du domaine.

La journée s’achève et il est temps de se rendre à notre Airbnb du soir, chez Rachel qui a étudié l’agronomie et semble être une grande amatrice de bière. Malheureusement, encore une hôte qu’on ne rencontrera pas, mais on a la permission de se servir de bières fraîches locales dans le frigo ! On descend en ville pour souper, et portons notre choix vers l’option safe, la brasserie du coin, la Wicked Weed Brewery ! La petite ville a un charme certain et ça aurait certainement valu la peine de s’y attarder un jour ou deux, mais on n’a pas le temps cette fois-ci. De retour vers la voiture, on tombe sur un mur rempli de « Before I die, I want to… » avec des craies pour laisser libre cours à son imagination. On s’amuse à lire ceux qui sont déjà écrits.

Perso, on a bien aimé le « Before I die, I want to lick my elbow« , mais il y avait pas mal d’autres perles !

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Demain, on continue sur la Blue Ridge Parkway jusqu’au terminus, le parc national des Great Smoky Moutains !

3 réflexions sur “La Blue Ridge Parkway et Asheville

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