Un weekend à Plymouth // Histoire et baleines

Il y a quelques semaines, on a décidé de mettre un nouveau check à notre bucket list, comme on dit ici, en allant voir des baleines !

Samedi matin de bonne heure, on quitte la maison pour Plymouth, une petite ville côtière du Massachusetts, très connue des Américains en raison de son histoire. C’est en effet à Plymouth que les premiers pèlerins anglais ont décidé de s’établir en arrivant en Amérique en 1620 avec le navire Mayflower dont une réplique se trouve dans le port actuel de Plymouth. Malheureusement, la maladie et l’hiver rude ont eu raison de beaucoup d’entre eux. Mais grâce à l’aide des Indiens Wampanoag, qui leur apprirent à pêcher, chasser et cultiver leur nouvelle terre, les colons parvinrent à survivre. Pour fêter la première récolte de maïs et remercier les Indiens, les colons les convièrent à un grand repas où furent servies des dindes sauvages et du maïs. Ce fut le premier Thanksgiving ! J’espère avoir quelque peu augmenté votre connaissance de la culture américaine avec ces quelques lignes !

C’est donc dans cet esprit historique que nous découvrons le Plymouth rock, le premier rocher sur lequel les pèlerins (les fameux Pilgrims) ont marché en arrivant à Plymouth et qui est aujourd’hui exposé sur le front de mer. Un peu plus loin, se trouve la réplique du Mayflower dont la petite taille a du mal à nous convaincre que 102 personnes en ont débarqué il y a quatre siècles. On poursuit notre petite promenade dans la ville de Plymouth, qui est très mignonne, à l’image de nombreuses villes de la Nouvelle-Angleterre. On s’arrête pour dîner dans un petit restaurant qui est aussi une poissonnerie pour déguster un plateau de fruits de mer. Ben oui, on est sur la côte, on ne va quand même pas opter pour un hamburger (mais ne vous inquiétez pas, la majorité du plat est frit).

L’après-midi, on se dirige vers la Plimoth plantation (oui oui, Plimoth et pas Plymouth, pas grand monde n’était regardant sur l’orthographe anglaise au 17e siècle) qui est un écomusée mettant en scène deux villages du 17e siècle : un village indien et un village anglais. Les deux villages nous permettent de découvrir le mode de vie de la tribu des Indiens Wampanoag et des pèlerins anglais à leur arrivée au 17e siècle. Des acteurs animent les deux villages. On peut leur poser toutes les questions que l’on veut sur leur quotidien. C’est une façon sympa de découvrir un pan de l’histoire américaine.

Une fois la visite terminée, on rejoint notre camping du soir un peu à l’écart de Plymouth. On emprunte une série de routes qui sillonnent entre de nombreux ponds – étangs ou lacs – champs de cranberries pour certains qui seront inondés lors de la récolte. Récolte à laquelle on compte bien venir assister en octobre, car c’est toute une technique !

Notre camping du soir est notre première expérience de camping privé. Un peu plus cher que celui d’un National/State park, mais on est plutôt bien tombé. Notre emplacement est sympa, pas trop près des voisins et pas trop loin des toilettes non plus. Il nous manque juste une grille sur la jante de camion qui nous sert de fire pit/barbecue pour la soirée. Pas de quoi nous faire perdre nos moyens, l’expérience Guide de Pauline nous est utile une fois de plus pour un énième repas trappeur ! Vive l’aluminium, hum. Quelques bières fraîches, un hamburger trappeur, un bon feu, on est comblés!

Le lendemain, dimanche, on se lève de bonne heure pour ranger toute nos affaires avant de rejoindre à nouveau Plymouth. Le moment tant attendu du weekend se profile à l’horizon : on va voir les baleines ! Voilà un an qu’on est arrivés dans le Connecticut et on n’a toujours pas pris le temps de découvrir ces énormes mammifères. J’avoue ne pas être une fan des aquariums et de la vie aquatique en général, mais les baleines… c’est un autre niveau ! Jamais je n’aurais imaginé voir des baleines. Cela fait partie de ces choses qu’on rêve de voir, sans même le savoir. Un peu comme les chutes du Niagara ou notre prochaine découverte du Colorado et de l’Utah en septembre. Il y a des choses qu’on ne met même pas dans notre bucket list, parce que, soit on ne sait pas qu’elles existent, soit on pense qu’on n’aura jamais l’occasion de les voir. Pour moi, les baleines entrent (entraient) dans cette deuxième catégorie.

Le départ du bateau est à 9h : gros pulls et vestes sont conseillés pour les 4h qui nous attendent. Malgré la chaleur qui règne sur les terres, la fraîcheur due à la vitesse du bateau et à la haute mer où se trouve notre objectif de la matinée est de mise.

Après une bonne heure de trajet, on entend des cris sur le bateau. Ça y est ! Quelqu’un a aperçu une première baleine. Grosse déception pour nous qui n’étions évidemment pas du bon côté du bateau (haaa Murphy quand tu nous tient). Mais ce n’est que partie remise. Au bout de quelques minutes, une autre baleine pointe le bout de sa nageoire (elles n’ont pas de nez), on aperçoit aussi un jet d’eau au loin. On met l’appareil photo en marche, mais on la rate presque à chaque fois qu’elle apparaît. Eh oui, on ne sait évidemment jamais où elle va sortir de l’eau. On en voit une sauter et tout le monde applaudit! Il s’agit de humpack whales ou baleines à bosses.

A cet instant, on ne sait pas encore ce qui nous attend pour la suite : un groupe de sept baleines ! Le bateau poursuit sa route pour se retrouver au milieu du Stellwagen Bank National Marine Sanctuary qui constitue une zone protégée pour les baleines. Une fois arrivés dans cet espace, on se retrouve au milieu d’une vingtaine de baleines – fin whales ou rorqual ou le 2e plus grand animal vivant sur la planète (!) – dont un groupe de sept à proximité de notre bateau. On vous propose de profiter de la vidéo et de quelques photos plutôt que d’une longue description du spectacle auquel on a eu droit.

Remarquez les gens qui applaudissent les baleines (c’est surement pour ça qu’elles continuaient à sauter) et la femme qui parle comme dans Mars Attack à 1:10.

Tout ça nous laisse admiratifs de mère nature ! De retour au port, on prend le chemin de retour, encore ébahis par ce que l’on vient de voir. L’expérience n’est pas donnée, c’est sûr, mais ça en vaut vraiment la peine !

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