Floride #8 – The Space Coast (Cap Canaveral)

Vendredi matin, on quitte tôt le camping, car on a pas mal de route pour retourner sur la côte Est afin de rejoindre Cap Canaveral.

On voulait à la base caler notre voyage sur une date de lancement de fusée, mais malheureusement, le lancement le plus proche était censé avoir lieu le 23 février (un jour avant notre arrivée en Floride). Par (grande) chance, le décollage a été décalé 3 fois pour diverses raisons et est maintenant programmé le jour de notre visite entre 18h35 et 20h ! On croise les doigts pour que cette fois soit la bonne et qu’on puisse clôturer en beauté la journée qui est devant nous !

Juste après la ville de Cap Canaveral, on arrive au Kennedy Space Center où les drapeaux de la NASA nous accueillent. Le centre spatial porte le nom du président qui a lancé le programme Apollo début des années 60, en réaction au lancement de Spoutnik par les Russes.

L’entrée au site n’est pas donnée (50$ par personne), mais les vaut largement, car on y a passé la journée entière sans problème. Même Pauline n’a pas vu le temps passer !

On commence par faire le tour du « cimetières des fusées » où sont alignées les unes à côté des autres les maquettes grandeur nature des différents lanceurs qui se sont succédé depuis le début de l’ère spatiale à la fin des années 50. Ça met tout de suite en perspective les dimensions de ces monstres et leur puissance.

Après un rapide dîner au « Orbit Café » (véridique), on assiste à un film 3D réalisé par Tom Hanks qui retrace l’histoire de la conquête spatiale. C’était très impressionnant et, il n’y a rien à faire, les Américains sont très forts pour charger d’émotions et de patriotisme ce genre de reportages. De la musique qui prend aux tripes et des images qui font frissonner, le tout sur font d’hymne national, il y avait de quoi quitter la salle avec la larme à l’œil !

On se rend ensuite vers le gros morceau du Kennedy Space Center, le bâtiment où se situe la navette Atlantis (la vraie !)

La visite commence par plusieurs salles en enfilade et dans chacune d’elles est projeté un film différent : le programme Apollo, les navettes spatiales, la station spatiale internationale… La dernière image du dernier film est la navette Atlantis dans l’espace, et à ce moment-là, l’écran (qu’on croyait être un mur) se lève en laissant apparaître juste derrière la vraie navette, grandeur nature ! J’avoue qu’à ce moment-là, on s’est regardé et on est resté bouche-bée, du grand grand spectacle.

Après cela, on a déambulé dans l’énorme salle où « pend » littéralement la fusée et où on peut en apprendre plus sur les moteurs, les satellites, les équipements des astronautes, etc. Le paradis pour François !

Vu qu’il nous reste encore quelque heures avant le lancement hypothétique de la fusée du soir, on embarque pour un tour en bus qui va nous amener un peu plus près des « vraies » installations, là où l’action se passe !

On longe le célèbre VAB (Vehicle Assembly Building) dans lequel sont assemblés les lanceurs. La bestiole qui fait 160 m de haut (sur un seul étage) est le 3e plus grand hall du monde et arbore fièrement son gigantesque drapeau américain et le logo de la NASA. On longe ensuite les rails grâce auxquels les fusées sont transportées jusqu’aux pas de tir.

Le bus passe ensuite a côté des pas de tirs 39A et 39B et sur le chemin, on aperçoit brièvement au loin la fusée du soir qui attend sagement sur un autre pas de tir.

Il y a moyen d’observer le départ du centre Kennedy, mais le conducteur du bus nous dit qu’il est aussi possible d’aller au port de Cap Canaveral d’où on a une vue plus dégagée, mais aussi plus éloignée. Hésitation jusqu’au dernier moment, mais on décide finalement de ne pas prendre de risque et de rester gentiment au centre.

A 16h45, ouverture des portes au site d’observation du soir (qui s’avère en fait n’être ni plus ni moins qu’un parking avec des gradins). Nous sommes parmi les premiers à rentrer (environ 2h avant le lancement), car il est hors de question de risquer de rater ça (ou d’avoir une vilaine place) !

Le gens arrivent au compte-gouttes et on fait connaissance avec notre voisin qui connait quelqu’un qui bosse à la télémétrie chez SpaceX et lui envoie des SMS grâce auxquels on a les infos en direct !

Le centre a envoyé un gars qui répond aux questions que n’importe qui aurait concernant le lancement. Parmi les perles, quelqu’un demande jusqu’à quelle distance vont les radiations lors du décollage. La jeune femme insiste jusqu’à ce que le gars lui explique que la fusée n’est pas « nucléaire » et que les seules radiations qui pourraient être dangereuses sont celles de la chaleur si elle se trouvait à 100 m du pas de tir lors du décollage… S’en suivent des questions plus ou moins pertinentes, on apprend pas mal de choses, comme le fait que la fusée en question développe quelques 1,5 millions de livres de poussée (680 tonnes), tout cela pour mettre en orbite un satellite de 5 tonnes pour une société de télécom luxembourgeoise.

A 10 minutes du départ, le gars décrypte les termes très techniques qu’on commence à entendre via la retransmission de ce qui se dit dans le centre de commandes. Apparemment, le départ est encore incertain à cause des vents forts en altitude. Mon voisin qui récolte les infos à la source nous dit quant à lui que la fusée devrait partir, on est contents !

Le soleil se couche peu avant 18h30 et à 18h35, on voit une grosse boule de feu surgir derrière les arbres qui cachent l’horizon. Ça y est ! Tout le monde retient sa respiration, on essaye de profiter du moment, même si on est tentés de prendre plein de photos (qui s’avéreront de toutes façon ratées par la suite !)

Après 2-3 minutes, la fusée n’est déjà presque plus visible, mais la traînée de fumée qu’elle a laissé derrière elle s’est teinte en rose orangé à cause du soleil couchant, quel spectacle !

Alors que tout le monde retourne à sa voiture, nous on reste en continuant à suivre le décollage en direct sur Youtube. L’atterrissage du 1er étage de la fusée sur une barge qui se situe à 400 km échouera finalement.

On reprend la voiture pour se rendre à notre Airbnb du soir, des souvenirs plein la tête !

Le Space Center propose encore d’autres choses qu’on n’a pas faites : tour en bus plus long avec visite de certains bâtiments, repas avec un astronaute… Bref, pour les fans, il y a moyen d’y passer 2 jours (et de vider son wallet) !

Petite anecdote qui vaut le détour sur l’Airbnb : dans la chambre où on dormait se trouvait plein de diplômes au mur. Tout innocents, on demande si les diplômes sont ceux de leur fils et là les deux parents nous répondent que oui, mais qu’il est mort il y a deux ans avec 3 copains dans un crash frontal avec un gars qui avait bu… Ambiance, ambiance et « I’m so sorry » avant d’aller dormir…

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